Du 29 octobre au 5 novembre a eu lieu la 19eme édition du Festival du Film Coréen à Paris (FFCP).
Le festival a lieu tous les ans sur la période des vacances de la Toussaint au cinéma Publicis sur les champs-elyssé.
Cette année encore, beaucoup exclusivité, de découverte et des réalisateurs/réalisatrices et acteurs/actrices étaient présent.
J’ai pu avoir la chance de faire parti du public pour la projection du film HANDSOME GUY (핸섬가이즈) de Nam Dong-hyeop, disponible sur VIKI, film qui a servi à l’ouverture du festival. A noter que c’est le premier long métrage de Nam Dong Hyeop et que ce dernier était donc présent au festival pour le bonheur du public français, et qu’il n’est pas venu seul puisque l’acteur Lee hee Jun etait aussi de la partie.
Le film est sorti dans les salles obscures coréenne le 26 juin 2024. C’est un remake du film Tucker & Dale fightent le mal d’Eli Craig sorti en 2010, dans le registre comédie horrifique.
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A la suite de la projection il était possible de rester dans la salle pour une séance de questions/réponses avec le réalisateur Nam Dong Hyeop (NDH) et l’acteur Lee Hee Jun (LHJ).
Retour sur cet échange avec le public français.
Avant que la séance de questions/réponses débute le réalisateur a tenu a adresser ses remerciements aux spectateurs.
Attention certaines questions/réponses peuvent contenir du spoil sur certains passage du film.

- Question : Au moment du passage de la scene avec la machine a broyer le bois, est-ce une référence au film FARGO ?
NDH : Il est vrai que la scène figure dans l’oeuvre FARGO, cependant il faut savoir que le film HANDSOME GUYS est un remake du film Tucker & Dale et que dans le film originel, cette scène est aussi présente, donc il était nécessaire pour moi qu’elle figure dans mon film.
- Question : Qu’est ce qu’il vous a donné envie de faire ce film et aussi de mélange la comédie avec l’horreur ?
NDH : HANDSOME GUY est vraiment un film de comédie horrifique. Et concernant ce choix de mix, il est assez simple, depuis l’enfance j’ai toujours aimé ce type de film et j’ai donc souhaiter faire mes débuts un jour avec un film répondant à ce style précis.
- Question : Avez-vous une scène favorite du film ?
LHJ : Ah vous n’êtes pas parti, merci. Je vais rajouter que dans le film original il n’y avait pas ce coté horrifique, tout cela était plus au niveau du scenario et c’est cela qui m’a plu dans un premier temps. Apres concernant ma scène favorite je pense que c’est celle de la chèvre démoniaque.
NDH : D’ailleurs avant tout, je tiens à préciser que ce n’est pas une image de synthèse lorsqu’il y a la scene ou on peut voir la langue de la jeune fille qui est possédée. Et cela reste ma scène favorite. Lors du montage du film j’ai eu beaucoup de mal à me concentrer car c’était dur de couper cette scene
- Question : Avez-vous pensez à une fin ou le chien, Bonggu, a une part plus importante ?
NDH : Je ne sais pas si vous avez bien vu, mais à la fin film, on peut bel et bien voir Bonggu, le chien sur l’image.
Pour moi, je pense que Bonggu et Songgu ne font qu’un, donc le chien fait pleinement parti de cette dreamteam qui a vaincu le mal.
- Question : Dans le cinéma burlesque il n’y a pas une seconde de répis, est ce que cela répond aussi a une tradition particulière pour le cinéma coréen ?
LHJ : En Corée, il y a ce qu’on appelle le « madaguk » (?), qui est plus lié aux gestes comiques.
Ensuite avant tout, en tant que comédie, lorsqu’on peut voir le montage réalisé on peut se rendre compte d’a quel point le réalisation est doué. NDH adore les films hollywoodien qu’ils soient de séries B ou pas, comme evil dead, zombieland, y a t-il un pilote dans l’avion, comme il aime et connaît beaucoup de film dans ce style, cela a pu beaucoup l’aider.
NDH : Comme LHJ vient de le dire, je suis un grand fan des films américains des années 80/90. J’en regardais énormément et ce qui était très populaire à cette période etait les films burlesques, tout ce qui était aussi du comique avec les gestes. Je suis aussi un grand fan de comédie, que les films soient coréens, hongkongais, américains, même français. Ce sont tous ces mix qui m’ont aidé à trouver l’inspiration et qui imprègnent ce film. Bien sur le scenario a aussi contribué à ce résultat mais je tiens aussi a signaler que c’est principalement grâce à la présence du meilleur acteur, à son jeu, que le film est aussi bon.
- Question : Dans le film, il y a cette scène de danse, combien de temps cela a demandé pour l’entraintement ?
LHJ : Le réalisateur avait déjà choisi un morceau de musique et il me l’avait communiqué en amont mais sans me donner pour autant des instructions, juste que j’allais devoir danser dessus. Je lui ai donc demandé quand est ce que le chorégraphe allait arriver et il m’a répondu tout simplement qu’il n’y en avait pas, que j’allais juste devoir lancer ainsi. Du coup j’ai commencé à repeter chez moi, seul, et à force d’entrainement vous avez pu voir le résultat.
Il faut aussi que je précise que comme j’étais seul, j’ai appelé mon ami Kim Seol Jin qui est chorégraphe, et je lui ai dont demandé son aide en lui expliquant la scène, son contexte ce à quoi il m’a répondu de faire comme je voulais, cependant je devais garder en tête qu’il y avait une sorte de jeu de séduction avec la jeune fille. Maintenant à chaque fois que je vois cette scene dans le film, je suis embarrassé car j’ai l’impression de voir une sorte d’oiseau bizarre qui ne sait trop quoi faire (rires).
NDH : Je tiens a préciser aussi qu’au début, le personnage ne dansait pas bien et je m’en etais tenu à cela, que la danse allait être quelque chose fait à la va-vite, mais lorsque j’ai appris qu’il avait fait appelle à un chorégraphe professionnel et qu’il s’était donné tant de mal, j’ai voulu le remercier pour cette engagement et je me devais donc de le filmer correctement (rire).
Puis lorsqu’on voir le résultat je me dis que cela n’est pas plus mal, car il y a une sorte de revirement de situation qui est à l’opposé du personnage Sunggu que l’on a pu voir jusqu’a maintenant dans le film.
- Question : Est ce qu’il y a aura une suite ?
NDH : Oui, je suis déjà sur la préparation de la suite. Donc mon but et de terminer tout cela avant les 60 ans de xxx donc il me reste encore 3 ans pour tout faire.
- Question : Quel a été votre moment favoris du tournage et pourquoi ?
NDH : Il y a vraiment beaucoup de scène que j’aime, celle de la danse reste qui reste surement une de mes favorites et ce, même âpres le montage. Une autre scène serait celle de Seung Min, lorsqu’il se retrouve avec une barre dans la cuisse, on voit très brièvement qu’il tire la langue d’une manière étrange et que c’est quelque chose qui doit lui faire vraiment mal, et j’aime bien le rendu.
LHJ : J’ai beaucoup aimé quand le « Mal » donne une gifle au prêtre et qu’il se met a parler en anglais. Il faut savoir que c’est un peu un running gag car les phrases que ce dernier prononce sont tout simplement les premières phrases d’anglais qu’on apprends en Corée « I am a boy, you are a girl ». (NDLT : c’est l’équivalent du Brian is in the kitchen)
Je me souviens que lorsque nous avons tourné cette scène en particulier, toute l’équipe sans exception était hilare et qu’on a du couper et la refaire plusieurs fois.
- Question : Et la scène la plus compliqué à tourner ?
LHJ : Personnellement ? Je n’en ai pas en mémoire car le tournage était vraiment joyeux. Le réalisateur nous disait que la prise était bonne mais les acteurs étaient très demandeur et ils proposaient aussi beaucoup d’idée. Il y avait donc plusieurs versions des différentes scènes etc. Par exemple dans une scène où le flic qui est joué par xxx revient à la vie, il fait une sorte de danse et il en avait donc proposé plusieurs afin d’avoir le plus de version possible et c’est le réalisateur qui a ensuite fait son choix.
NDH : Ce fut mon premier long métrage donc j’avais la position du débutant sur le tournage. Cependant je rejoins LHJ lorsqu’il dit que c’était un tournage joyeux. Je pouvais voir les acteurs se donner à fonds cependant cela ne m’a pas empêché d’être inquiet, nerveux et du coup je peux vous dire qu’aucune scène n’a été facile pour moi, car je ne voulais surtout pas gâcher leurs travails.
Apres concernant mes deux acteurs je pense qu’une des scènes les plus difficiles pour eux a surement du être celle de la fin, quand la tête du diable apparaît et qu’une main descend du ciel, ils ont du continuer de jouer tout en imaginant tout cela.
LHJ : Je pense qu’en vrai le plus dur pour nous deux, cela a été qu’on est plutôt beau gosse et qu’on a du nous rendre moche pour les besoins du film (rires).
- Question : Un dernier mot pour votre public ?
NDH : Pour un réalisateur de comédie, le but est de faire le plus rire possible, et ce fut le cas lors des deux projections ici, dans cette salle, donc c’est un énorme cadeau que je vais emporter avec moi en Corée.
LHJ : Je tiens encore à beaucoup vous remercier d’avoir choisi notre film et de votre intérêt pour cet échange en étant resté jusqu’au la fin. Merci beaucoup.
Echange entre NDH et LHJ traduit par Manon de l’équipe du FFCP.
Propos recueilli par Pauline LEGAILLARD pour KOREA.NET & HorangOut



