Quand Madame de Pompadour rencontre la Corée contemporaine

septembre 16, 2026

Un monument historique privé, exceptionnellement ouvert.

À l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine 2026 et des 140 ans des relations diplomatiques entre la France et la Corée, le Moulin de la Bellassière fait dialoguer patrimoine français et création coréenne contemporaine.


Au programme : visite guidée, conférence sur le soft power coréen, photographie, peinture et encre, mode et évocation du hanbok.

Le fil rouge ? Trois siècles d’histoire et de création pour célébrer, par les arts et la transmission, le dialogue franco-coréen.

Le Moulin de la Bellassière : sur les pas de Madame de Pompadour

Au bord de la Blaise, le Moulin de la Bellassière conserve une façade-fronton édifiée vers 1750 dans le contexte des transformations conduites par Jeanne-Antoinette Poisson, marquise de Pompadour, à Crécy.

cr : Moulin de la Bellasière, photo communiqué par Mercedes Ghenassia

L’ancien moulin à blé est alors intégré à une véritable mise en scène du domaine : l’architecture devient décor.

Une visite racontée comme une histoire.

Chaque après-midi à 15h, Marie-Mercedes Ghenassia, propriétaire du Moulin, entraîne les visiteurs sur les traces de Madame de Pompadour : favorite de Louis XV, femme cultivée, ambitieuse, mécène, collectionneuse et protectrice des arts.

Une trajectoire qui possède tous les ingrédients d’un roman.

140 ans de dialogue France-Corée : 1886 – 2026

Établies en 1886, les relations diplomatiques entre la France et la Corée célèbrent en 2026 leur 140e anniversaire. Cinéma, K-dramas, K-pop, littérature, gastronomie, design ou mode : la culture est aujourd’hui l’un des langages les plus visibles de ce rapprochement.

SYLVIE OCTOBRE
Comprendre la vague coréenne au-delà de l'effet de mode. 
Sociologue au Département des études, de la prospective et des
statistiques du ministère de la Culture, Sylvie Octobre travaille sur
les pratiques culturelles et la globalisation. 
Avec Vincenzo Cicchelli, elle est notamment l'autrice de K-pop, soft power et culture globale
(PUF, 2022).
Conférence - samedi et dimanche, 16h
« Soft power coréen : d’un intérêt confidentiel à un phénomène de
société »

SYLVIE OCTOBRE


Comprendre la vague coréenne au-delà de l’effet de mode.
Sociologue au Département des études, de la prospective et des
statistiques du ministère de la Culture, Sylvie Octobre travaille sur les pratiques culturelles et la globalisation.


Avec Vincenzo Cicchelli, elle est notamment l’autrice de K-pop, soft power et culture globale
(PUF, 2022).


Conférence – samedi et dimanche, 16h
« Soft power coréen : d’un intérêt confidentiel à un phénomène de société »

3 QUESTIONS À SYLVIE OCTOBRE

  • Comment la Corée est-elle devenue une puissance culturelle mondiale ?
  • Les dramas et la K-pop séduisent aujourd’hui des publics de tous âges en France. Au-delà de leur qualité
    artistique, qu’apportent-ils que notre propre production culturelle ne propose pas toujours ?
  • Dans les K-dramas comme dans la K-pop, une autre représentation de la masculinité s’affirme. Cette
    esthétique et cette expressivité émotionnelle participent-elles à la désirabilité de la Corée ?

Cote mode : Hye-Jung Kunzelmann : du hanbok à la création contemporaine

Formée en Corée du Sud et en France, la fashion designer Hye-Jung Kunzelmann développe un univers où se rencontrent lignes contemporaines et références à la culture vestimentaire coréenne.

Le hanbok, ses volumes, ses
lignes et ses couleurs nourrissent une création qui conjugue héritage et
modernité.


Défilé – samedi et dimanche, 17h

3 QUESTIONS À HYE-JUNG KUNZELMANN

  • Comment s’inspirer d’un vêtement aussi chargé d’histoire que le hanbok tout en créant une mode
    résolument contemporaine ?
  • Que vous ont apporté vos formations en Corée du Sud et en France dans votre manière de penser la
    silhouette, les matières, les couleurs et l’élégance féminine ?
  • Que vous inspire la rencontre entre patrimoine coréen, création contemporaine et un lieu français du XVIIIe
    siècle lié à Madame de Pompadour ?

Regards croisés : une Française regarde la Corée. Une Coréenne crée en France.

KARINE BAPTISTE

Photographe et artiste visuelle française, Karine Baptiste interroge la mémoire, l’identité et l’expérience du déplacement.

Son projet The Korean Puzzle explore la fascination exercée par la Corée du Sud et la transformation du regard par la rencontre avec une autre culture.

En 2025, elle a effectué une résidence artistique de trois
mois à Busan.

KANGSAN

Artiste coréenne installée aujourd’hui en France, KANGSAN travaille notamment l’encre et l’huile.


Son oeuvre explore le geste, la matière, le rythme et l’équilibre.

Récemment exposée à Houdan, elle incarne à sa manière la circulation des sensibilités entre la Corée et la France.

Ici Encre et huile sur toile, 120 × 80 cm — Crédit : SK.

Le déroulé de ces journées du patrimoine ?

  • 15h → Visite quidée du Moulin de la Bellasière.
    • Marie-Mercedes Ghenassia
    • Madame de Pompadour à Crédy, mécène des arts au XVIIIè siècle.
  • 16h → Conférence avec Sylvie Octobre
    • La Corée et son soft power culturel : d’un intérêt confidentiel à un phénomène de société.
  • 17h → Défilé de Hye-Jung KUNZELMANN
    • Présentation de créations contemporaines et traditionnelles coréennes.
  • Toute l’après-midi : Expositions des oeuvres de Karine BAPTISTE et de KANGSAN
  • 14h30 – 18h → Rencontres avec les artistes et découverte du Jardin des Six Sens.

Plus d’information :

Ou disponible aussi ICI

SOURCES & CRÉDITS
Mercedes Ghenassia, Base POP – ministère de la Culture ; site officiel des Journées Européennes du Patrimoine 2026 ; France Diplomatie ; PUF, K-pop, soft power et culture globale ; documentation des artistes. Crédits iconographiques non communiqués : à confirmer. Œuvre de KANGSAN : crédit SK.

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