Alexandre dit Koreance rejoint la K-Influencer Academy et porte avec fierté les couleurs de la France et de la Corée
Écrire sur la culture coréenne, suppose de nous remettre régulièrement en question, au contact de nos camarades de tous pays. Les rencontres que nous faisons nous amènent à rencontrer d’autres passionnés de culture coréenne, dont les connaissances et la motivation forcent notre admiration.
Sur les réseaux sociaux j’avais remarqué depuis quelque temps un jeune homme arborant en toute occasion, une tenue traditionnelle coréenne allant des chaussures jusqu’au chapeau.
J’avais remarqué également qu’il publiait du contenu ayant attrait aussi bien à la culture française qu’à la culture coréenne. Le 2 mai à l’occasion de la fête des 31 ans de Racines coréennes, il était présent parmi les invités, avec sa tenue. J’ai découvert que nous avions des amis communs et après la soirée je lui ai envoyé via instagram ses photographies du photoboost. J’ai également découvert qu’il avait écrit comme moi sur l’exposition commune d’Ingrid Marie et de Min Joonhong, l’Allégorie de l’Émoi, l’Echo de nos sentiments; article qu’il a rédigé avec talent. Enfin il a intégré la K-Influencer Academy 2026.
Vous n’aurez pas de difficulté à reconnaître qu’il s’agit de Koreance.
Koreance nous fait voyager et découvrir des expressions coréennes, des événements historiques, des festivals, des régions, des spécialités culinaires, des artistes et bien plus encore.
Partons à la rencontre de ce jeune homme qui a de solides connaissances et sait présenter tout autant des sujets distrayants et légers que ceux qui nécessitent une profonde réflexion.
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Qui est Koreance, le créateur qui tisse des liens entre la France et la Corée ?
Nathalie Fisz “Quel est ton véritable prénom et depuis quand as-tu choisi de te nommer Koreance”
Alexandre Da Silva Peiva
Je me prénomme Alexandre. Pour les intimes, mon alias est Korex. Aujourd’hui, dans l’univers que je construis autour de la Corée et de la France, on me connaît surtout sous le nom de Koreance.
Koreance est le nom de mon site internet et de l’ensemble de mes réseaux sociaux. Avec le temps, ce nom est devenu bien plus qu’un simple pseudonyme. il représente un projet, une identité, une direction, une manière de dire que je souhaite créer un pont entre deux cultures qui me touchent profondément : la France et la Corée.
Dans ta région existe-t-il une communauté coréenne ?
Je réside dans le Val-d’Oise. Je ne sais pas s’il existe une communauté coréenne très structurée, mais je sais que l’intérêt pour la Corée est bien présent. À Pontoise, par exemple, il existe un restaurant coréen, ce qui montre que cette culture trouve aussi sa place au-delà de Paris.
À Paris, la présence coréenne est beaucoup plus visible : restaurants, commerces, événements culturels, associations, festivals, expositions… On sent qu’il existe un vrai dynamisme autour de la Corée, et c’est aussi ce qui nourrit mon envie de participer à cette passerelle culturelle.
De Hometown Cha-Cha-Cha à la K-Influencer Academy 2026
Depuis quand t’intéresses-tu à la culture coréenne et comment l’as-tu découverte ?
Mon intérêt pour la Corée est arrivé progressivement, après un long intérêt pour l’Asie en général.
La Corée est arrivée plus discrètement dans mon parcours. Au lycée, je regardais déjà quelques documentaires sur ses paysages et sa culture, mais sans encore mesurer la place qu’elle allait prendre dans ma vie. Une amie m’avait fait écouter une musique que je pensais japonaise. Aujourd’hui, je sais qu’il s’agissait du groupe coréen 2NE1, avec le titre I Am the Best.
Pendant le Covid, j’ai découvert les K-dramas. Mon premier a été Hometown Cha-Cha-Cha. Ce drama m’a donné envie de retourner vers les documentaires, de comprendre davantage le pays, ses paysages, son histoire, ses traditions et son rapport à la modernité. La Corée est passée d’un simple intérêt à une véritable passion qui m’a conduit à vouloir m’y rendre.
Es-tu déjà parti en Corée et où es-tu allé ?
Je suis parti à quatre reprises depuis septembre 2023. Mon premier voyage s’est fait en groupe avec le créateur de contenus Laurent Caccia, une très belle personne qui m’a permis de découvrir la culture coréenne sous plusieurs angles. Ce voyage a été un véritable déclencheur. J’ai visité Busan, Jeonju, Pohang, Pyeongtaek, Séoul, Suwon. Séoul reste mon point d’ancrage principal, la ville où je reviens le plus souvent et où j’ai construit une grande partie de mon expérience coréenne.
J’ai également étudié deux fois pendant un mois dans un institut privé pour apprendre le coréen. J’avance avec humilité.
Qu’est-ce qui te plaît le plus dans cette culture et pourquoi ?
Ce qui me touche profondément dans la culture coréenne, c’est cette capacité à ne pas renier son passé tout en regardant vers l’avenir.
La Corée est un pays où l’ancien et le moderne cohabitent avec une force particulière. On peut passer d’un palais royal à un quartier ultra-moderne, d’un hanbok traditionnel à une industrie culturelle mondiale, d’un rite ancien à une technologie de pointe. Cette coexistence me fascine.
J’admire aussi l’histoire du peuple coréen; un peuple qui a connu la domination, les épreuves, les blessures, mais qui a su se relever avec une force remarquable. Cette abnégation, cette dignité et cette capacité à avancer sans oublier me touchent énormément.
Ce que j’aime, ce n’est pas seulement l’image moderne de la Corée. C’est aussi sa profondeur, sa mémoire, sa manière de transformer les douleurs de l’histoire en énergie collective. C’est une culture qui enseigne beaucoup sur la résilience.
As-tu des amis coréens ?
Je me suis fait des amis coréens, aussi bien en France qu’en Corée. Ces relations sont très importantes pour moi, car elles permettent d’aller au-delà d’une vision touristique, médiatique ou idéalisée du pays. On apprend beaucoup par les livres, les documentaires, les voyages, mais on comprend autrement par les échanges humains.
Discuter avec des Coréens, partager des repas, parler de nos différences, de nos incompréhensions parfois, mais aussi de nos points communs, donne une profondeur particulière à cette aventure. La culture devient alors quelque chose de vivant, de personnel, et non plus seulement un sujet d’étude.



Comment as-tu eu connaissance du programme K-Influencer Academy ?
J’ai eu connaissance du programme grâce aux réseaux sociaux et à une amie. J’ai décidé de postuler parce que je voulais progresser.
Koreance n’est pas seulement un compte de réseaux sociaux. C’est un projet culturel, un espace de transmission, un lieu où j’essaie de faire dialoguer la France et la Corée à travers les traditions, les articles, les vidéos, les rencontres et les événements.
Le programme K-Influencer Academy représente pour moi une opportunité d’apprendre, de rencontrer d’autres créateurs et de mieux comprendre comment transmettre la culture coréenne avec sérieux, respect et qualité. Je préfère le terme de créateur de contenu. Je veux créer du contenu vérifié, sincère, construit, et qui me parle d’abord personnellement avant d’être partagé aux autres.
Depuis janvier, j’utilise plusieurs réseaux sociaux pour valoriser mon site internet. Mon rêve serait qu’un jour Koreance devienne une plateforme culturelle de référence autour des relations franco-coréennes, avec une ambition presque encyclopédique, mais toujours humaine.
J’ai postulé pour apprendre, faire des rencontres, travailler avec des personnes qui partagent cette passion, et aussi faire reconnaître le travail que j’essaie de construire. J’ai encore beaucoup à apprendre, mais c’est justement ce qui rend cette aventure passionnante.
Tu organises beaucoup d’événements et de concours ?
Je participe, je rencontre, je propose, je crée des liens et j’essaie de valoriser les personnes qui me font confiance.
J’ai notamment pu réaliser, avec l’aide de Korean Cosmetics Montparnasse à Paris, un concours dans lequel dix coffrets de produits cosmétiques étaient offerts. C’est ma première année en tant que Koreance dans différents événements et organisations. J’ai eu la chance de participer à certains rendez-vous en qualité de presse, de rencontrer des personnes formidables et d’interviewer des personnalités reconnues.
Je vais également participer prochainement à la fête de Dano organisée par Kimchi Château en Bourgogne. C’est une fête traditionnelle coréenne encore assez peu connue en France. Le festival Danoje de Gangneung est inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco depuis 2008.
Mon organisation repose donc sur beaucoup de curiosité, de préparation, d’échanges humains et de rigueur.
Quels sont les aspects de la culture coréenne que tu souhaites présenter au public français ?
Je suis particulièrement attiré par la culture, les traditions et les croisements entre la France et la Corée. Je pense que nos deux pays ont beaucoup plus en commun qu’on ne l’imagine.
Bien sûr, la K-pop, les K-dramas, le cinéma ou la gastronomie ont joué un rôle immense dans la visibilité de la Corée. Mais j’aimerais aussi montrer une Corée plus profonde : celle des fêtes traditionnelles, des rites, des savoir-faire, des vêtements, des arts, des sports traditionnels, de la mémoire et de la transmission.
Je veux montrer que comprendre les traditions n’est pas incompatible avec le monde moderne. Au contraire, comprendre le passé permet de mieux lire le présent. Dans mes articles, j’essaie souvent de me replacer dans l’époque du sujet que je traite. Je veux comprendre le contexte, les mentalités, les usages. Puis j’apporte ce que j’appelle le regard Koreance : un regard plus libre, contemporain, qui interroge le passé depuis notre époque actuelle.
Ce que je souhaite présenter au public français, c’est une Corée complète : lumineuse, moderne, traditionnelle, parfois complexe, mais toujours passionnante.
Quels sont les aspects de la culture française que tu souhaites présenter au public coréen ?
J’aime beaucoup les traditions. Et en France, il y en a énormément. J’aimerais montrer aux Coréens que la France ne se limite pas à Paris, à la Tour Eiffel, au luxe ou à une image romantique. La France, ce sont aussi ses régions, ses villages, ses artisans, ses fêtes populaires, ses marchés, ses plats, ses paysages, ses dialectes, ses mémoires locales et ses identités multiples. Chaque région a son caractère, ses traditions, ses spécialités et sa manière de raconter l’histoire française.
En Corée, il existe une culture nationale très forte, très identifiable. En France, nous avons aussi une culture commune, mais elle se décline dans une mosaïque de territoires. C’est cette diversité que j’aimerais présenter : une France vivante, régionale, populaire, artisanale et profondément humaine.
Le Hanbok comme symbole de respect et de dialogue culturel
Parle-nous de ton expérience en Corée avec Akadin et du port du Hanbok
Mon expérience avec Akadin, un photographe que j’ai contacté en Corée pour un shooting photo, a été très marquante. J’avais déjà réalisé plusieurs shootings en Corée, et celui-ci était mon quatrième.
En Corée, le rapport au corps occupe une place importante, que ce soit à travers la santé, le sport, l’apparence, le soin de soi ou le bien-être. J’avais envie de découvrir cet aspect-là aussi, sans forcément chercher à correspondre à un idéal parfait.
Je pense qu’il est important de se sentir bien dans son corps. Ce rapport à soi joue aussi dans la confiance, dans la manière de se présenter et parfois même dans les rencontres.
Le hanbok a été un véritable déclic pour moi. C’est lui qui a lancé Koreance. En 2023, j’ai porté mon premier hanbok à Jeonju. À ce moment-là, je n’avais pas encore l’idée d’en faire une signature ou une marque personnelle. Je l’ai porté par curiosité, par respect, par envie de vivre une expérience culturelle forte.
À mon retour, j’ai créé Koreance presque pour m’amuser. Au fil de mes voyages, de mes rencontres et de discussions profondes en France comme en Corée, ce projet a pris une autre dimension. J’ai compris que ce n’était pas simplement une passion passagère, mais quelque chose que je voulais construire.
J’ai ensuite voulu avoir mon propre hanbok. Et lorsque je l’ai porté en Corée, j’ai eu ce sentiment très fort : j’avais trouvé ce que je voulais montrer. Je ne voulais pas seulement parler de la Corée ; je voulais incarner ce dialogue culturel avec respect.
Pour moi, le hanbok n’est donc pas un déguisement. C’est un symbole de respect, de transmission et de dialogue. C’est à partir de là que j’ai commencé à structurer réellement mon site, mes réseaux sociaux et, je l’espère bientôt, ma marque.
140 ans d’amitié franco-coréenne : Une histoire humaine avant tout
Qu’est-ce qui te tient le plus à cœur en cette année des 140 ans d’amitié entre la France et la Corée ?
Je ne me sens pas investi d’une mission officielle, et je ne suis pas un représentant de la France au sens institutionnel du terme. En revanche, je pense que chaque voyageur représente, d’une certaine manière, son pays à travers son attitude, son respect, sa curiosité et sa manière d’échanger avec les autres.
Lorsque je me rends en Corée, j’aimerais montrer que la France n’est pas seulement un pays du vieux continent, figé dans une image romantique ou touristique. La France possède encore de nombreux atouts : ses paysages, ses régions, son histoire, ses savoir-faire, sa culture, mais aussi sa capacité à regarder ses propres zones d’ombre.
Je crois qu’il est important de ne pas cacher les pages plus difficiles de notre histoire. Les reconnaître ne diminue pas un pays ; au contraire, cela permet d’avancer avec plus de vérité, de maturité et d’humanité.
Cette année des 140 ans des relations diplomatiques entre la France et la Corée est une occasion précieuse de mettre en lumière une histoire commune parfois méconnue. Les relations diplomatiques entre les deux pays ont été établies en 1886, et l’année 2026 marque donc officiellement ce 140ᵉ anniversaire.
La visite d’État du président Emmanuel Macron en République de Corée, les 2 et 3 avril 2026, s’inscrit aussi dans ce contexte de renforcement des relations entre les deux pays. La France a participé à la guerre de Corée aux côtés des forces des Nations unies. Cette mémoire fait partie du lien entre nos deux pays.
Ce qui me tient le plus à cœur, c’est donc de montrer que la relation franco-coréenne n’est pas seulement diplomatique. Elle est aussi humaine, culturelle, historique et tournée vers l’avenir. J’espère que ces 140 ans permettront de mieux connaître notre histoire commune, mais aussi de construire de nouveaux ponts entre nos deux peuples.
Quelques mots encore
Alexandre espère pouvoir poursuivre son rêve : relier la France et la Corée à travers la culture, les traditions, les rencontres et les récits. Son projet porte une ambition forte : transmettre, apprendre, faire découvrir et créer des ponts.
Quant à moi, je vois le projet d’Alexandre grandir et je sais que Koreance fera partie sans nul doute de mes sources d’inspirations



