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L’autrice du webnovel « The Broken Ring », Chacha KIM, est venue en France, et à cette occasion, il y a eu un teatime suivi d’une séance de dédicace à la librairie Le Renard Doré, Paris 5eme.
Le teatime était très intimiste puisqu’il y a eu seulement une dizaine de chanceux.

Retour sur cet échange libre avec Chacha KIM et ses fans.
Avant de commencer, Chacha KIM a tenu à expliquer qu’elle était très intimidée d’être face à nous, qu’elle est peut-être aussi très casanière surtout lorsqu’elle est concentrée sur l’écriture de ses œuvres.
Elle a d’ailleurs évoqué le fait, pour montrer son côté timide/casanier, qu’en 3 mois, elle a vu autant d’amis qu’on était à la librairie face à celle en ce dimanche 12 septembre.
Elle a donc tenu à s’excuser dans un premier temps si elle n’allait pas regarder les fans dans les yeux etc.
Elle a ensuite fait un commentaire évoquant d’être surprise de nous voir aussi nombreux à « gaspiller » notre dimanche après-midi pour elle, et tout le monde a répondu qu’au contraire ce fut une chance et qu’on était tous heureux d’être présent.
Elle s’est par la suite interrogée sur notre présence, comment avons-nous connu son œuvre, de nous-même, via des influenceurs ou autre et le tout en toute honnêteté, sans filtre.
Pour beaucoup de personne présente voici un résumé de leur découverte avec le lightnovel et l’œuvre : nombreux ont découvert l’œuvre dans un premier temps via le manhwa et sont tombés sous le charme de la relation d’Ines et Carcel, de cette temporalité, de ces différentes vies, ce dont Ines se souvient ou pas des différentes vies et que le développement des personnes est vraiment bien écrit.
A la suite du manhwa, beaucoup ont donc foncé sur le lightnovel pour justement en savoir plus tellement l’histoire fut captivante et forcément il y a plus de détail dans le roman. Le lien d’âme sœur entre les deux personnages fait le charme et la force aussi de cette histoire, car peu importe la timeline, les sentiments ont toujours étaient présents. Le personnage de Carcel reste dévoué dans toutes les vies à Ines, et cela peu importe la vie que Ines vit. Le personnage de Carcel ne reste pas loin d’elle.
De plus, le lightnovel, n’est pas une histoire facile à lire quant aux différentes timeline et des évènements liés à ces vies et toutes les violences que le personnage d’Ines a pu subir, que ces dernières soient physiques ou psychologiques.
Chacha KIM a par ailleurs évoqué la différence entre le lecteur coréen et « nous » car en Corée, elle a eu des retours un peu plus « vexant » par rapport à son style d’écriture car elle mettait trop de détail. Elle a aussi mis en avant, à la suite des divers commentaires, que les réactions entre les fans présent et les fans coréens sont différant à divers moments de l’histoire.
Les fans présents ayant lu le lightnovel ET le manhwa attirent l’attention des fans ayant uniquement lu le manhwa que ce dernier respecte vraiment bien l’écriture du lightnovel et les émotions/sentiments.
Chacha KIM a pu remarquer que beaucoup de personne présente avaient avec elle un peu de merch à l’image de son œuvre, que cela soit des PC, des standees, des peluches et elle a donc été surprise et curieuse de savoir comment nous avions pu nous procurer ces produits-là. On lui a donc appris qu’une personne en France arrive à avoir du merch officiel car elle travaille avec DCC et du coup peut revendre.
Une des personnes présente, lui a donc aussi évoqué qu’elle n’était pas fan de romantasy et qu’on lui avait offert le premier tome et qu’elle l’a donc lu, et qu’au final elle fut très surprise de voir à quel point elle est tombée amoureuse de l’œuvre, que ce soit avec l’histoire ou avec son style d’écriture.
Chacha KIM a évoqué aussi les retours qu’elle peut voir/lire sur twitter, et autres réseaux sociaux, et de la difficulté pour beaucoup à réussir à accrocher à son style d’écriture. Elle a eu beaucoup de retour de lecteur coréen lui faisant remonter que certaines phrases pouvaient être trop longues, trop détaillées.
Elle a aussi évoqué que, de base, la lecture de romanfantasy est assez compliquée, et que du coup avoir réussi à lire son œuvre était un défi et qu’elle était heureuse de voir qu’on était si nombreux à avoir accepté et réussi ce « challenge ».
Elle s’est confiée sur le fait d’avoir été un peu déçue et triste à la lecture de divers commentaires disant que c’était trop détaillé et est donc ravie de voir que cela n’est pas le cas pour d’autres publics et les fans présent ont tenu à faire remonter que justement ce sont tous ces détails qui faisaient le charme de son œuvre et est donc ravie de voir son public français.

Comment se sent-elle a l’idée de rencontrer certains français ce jour ?
Chacha KIM : J’ai déjà un peu répondu à cette question mais je suis vraiment surprise et ravie de pouvoir vous rencontrer en ce jour et en ce lieu. Je suis vraiment touchée de pouvoir vous rencontrer et de votre présence. Et je suis aussi du coup, très fière de moi-même et de ce que j’ai donc réussi à créer.
Concernant son histoire et le décor de ce dernier, il y a une forte inspiration espagnole, méditerranéen. Pourquoi avoir fait le choix de ce cadre pour votre histoire ?
Chacha KIM : Dans un premier temps, il faut savoir qu’il y a aucun rapport avec l’Espagne. Et je me suis plutôt basée sur un air méditerranéen. J’aime beaucoup voyager et j’ai eu la chance d’aller en Turquie donc j’ai pu voir la mer intérieure et j’ai gardé ces décors, ces couleurs etc en tête. Cependant, la Turquie cela reste difficile comme choix par rapport aux diverses histoires géopolitique, donc je n’ai pu garder ce lieu-là. De plus pour le bien de mon histoire, j’avais besoin d’un personnage qui pouvait facilement se fâcher et monter dans les tons et qui garde une passion, et qui est en même temps un peu conservateur et du coup ce côté espagnol m’est venu à l’esprit. Malgré cela, j’attire votre attention sur le fait que le décor reste un décor méditerranéen.
Carcel, en espagnol, cela signifie « prison », est-ce un choix délibéré ?
Chacha KIM : C’était intentionnel.
Parmi tous les personnages de votre histoire, quel est celui auquel vous vous identifiez et pourquoi ?
Chacha KIM : Le père d’Ines. Et la raison c’est car je viens d’une petite région en Corée du Sud, entre Gwangju et Busan. Et du coup, cette région sud-coréenne a le même stéréotype que les Espagnols, c’est-à-dire qu’on peut se fâcher facilement, mais que malgré cela, nous restons très proches des humains.
Comment vous est venue l’idée d’Ines et Carcel ?
Chacha KIM : Pour diverses raisons, déjà j’aime la mer et la tenue des marins, j’aime bien aussi le fait de vivre proche de la mer. Et la vie, les histoires, tout peut être bouleversant et c’est ainsi que j’ai eu un début d’idée.
Avez-vous rencontré des difficultés lors de l’écriture ? Et des exemples du coup ? Notamment concernant l’écriture d’Ines qui vit beaucoup de chose difficile. Comment vous êtes-vous sentie lors de la rédaction de ce personnage et ces passages ?
Chacha KIM : Pour être honnête, j’avais déjà en tête les épilogues, 60 chapitres, donc j’avais déjà la fin en tête. Le commencement vu assez facile pour suivre le chemin, mais les épilogues étaient un peu plus compliqués. J’ai rédigé lors de la période du COVID donc c’était quand même assez difficile.
Comment avez-vous eu l’idée du personnage de Carcel, le fait qu’il soit blond aux yeux bleus ?
Chacha KIM : Généralement en Corée, le personnage principal c’est toujours le brun, qui va ressembler au « coréen », donc j’ai voulu me différencier.
Vous avez reçu des commentaires négatifs, concernant la longueur des phrases ou du fait que cela été trop détaillé. Avez-vous du vous censurer en supprimant des scènes par exemple ? Par peur que cela puisse ennuyer le lecteur coréen ou le perdre ?
Chacha KIM : Non pas du tout.
Quel est le personnage que vous avez préféré écrire ? Et pour lequel avez vous eu le plus de difficulté dans l’écriture ?
Chacha KIM : Le personnage que j’ai eu le plus de facilité à écrire c’était Cayetena Escalante, même si je ne l’aime pas trop, son écriture fut simple. Et le personnage avec qui j’ai eu le plus de mal, c’est celui d’Oscar Valenza, car je ne l’aime pas. (Rire)
Au début Carcel a cette image de playboy, n’avez-vous pas craint que le lecteur ne s’attache pas au personnage ? Et que le public retienne ce trait de personnalité ? Et qu’il ne soit pas à l’image que les gens se font du personnage principal ?
Chacha KIM : Pour être honnête, j’avais pensé à tous les éléments qui allaient entourer mes personnages, étape par étape. Donc quand j’ai pensé au personnage d’Ines, j’avais déjà en tête quelqu’un dont le caractère serait celui de la liberté mais avec le sang chaud, je ne voulais pas qu’elle soit lisse.
Pour Carcel, on comprend plus facilement du coup son personnage qui vient contrebalancer cela. Je n’avais pas vraiment de craintes à ce sujet du coup. Mais j’ai vraiment pensé aussi par rapport aux lecteurs coréens car nos cultures diffèrent.
Je ne voulais pas pousser mon personnage pour qu’il soit violent ou misogyne donc je me suis arrêtée à son côté playboy.
En général, en Corée, dans les romans, le personnage blond est souvent celui qui a déjà maltraité des femmes, puis il y a un arc d’excuse etc, mais je n’aime pas ce type de personnage donc je ne voulais pas que Carcel soit dans cette catégorie.
Justement cela aide à montrer l’évolution du personnage de Carcel, car lorsque Ines ne s’est pas intéressée à lui, ce dernier n’a pas compris et il tente de comprendre. Puis il fini par tomber dans son propre piège
Est-ce que par rapport à l’écriture de l’histoire, et principalement du couple, aviez vous tout déjà en tête, comment ils allaient terminer malgré toutes ces étapes ?
Chacha KIM : Comme déjà dit, j’avais vraiment déjà tout en tête. J’avais vraiment la finalité, c’est juste le chemin pour arriver à cette finalité qui n’était pas écrite et pensé à 100%, j’ai eu des hésitations. Mais le reste non.
En fonction des auteurs de lightnovel, une fois que leur œuvre arrive sur un autre support, ici le manhwa, certains interviennent pour donner des pistes, aider au dessin ou à la fragmentation des cases, êtes-vous intervenue pour l’adaptation ou avez-vous laisser le libre arbitre à 100% à l’illustratrice du manhwa ?
Chacha KIM : Pour moi, la réinterprétation c’est de la création donc je laisse le libre arbitre à l’illustratrice. Nous n’avons pas discuté ensemble de comment adapter ceci ou cela.
Avoir une adaptation de son œuvre est une magnifique opportunité, comment avez-vous réagit lorsqu’on vous a annoncé que votre œuvre allait être adapté en manhwa ?
Chacha KIM : J’étais très heureuse.
Si une adaptation se fait de votre œuvre au format drama, beaucoup ne reprennent pas les codes, est ce qu’ici aussi, vous laisseriez le libre arbitre à l’équipe de production ou est-ce que vous allez vouloir qu’il y ait un respect des styles vestimentaires, même au niveau des acteurs etc ?
Chacha KIM : J’aime trop le style du 18ème siècle espagnol. Le style vestimentaire et décor est très important pour moi, donc je serais plutôt intransigeante pour cela.
Est-ce que Carcel resterait blond ?
Chacha KIM : (rire)
A défaut d’un drama, est ce qu’une adaptation anime serait possible ?
Chacha KIM : Pas impossible en effet.
Si votre œuvre devait vraiment être adapté en film ou drama, qui voyez-vous pour le rôle de Carcel, qu’il soit blond ou pas d’ailleurs ?
Chacha KIM : Hum… je n’ai vraiment pas d’idée car je ne me suis pas posé la question. Les hommes bienveillants sont quand même en disparition. Sinon avez-vous, vous une idée ? (Rire).
Peut être Leonardo Di Caprio quand il était jeune. Ou bien Björn Andrésen, jeune aussi.
Pour le personnage d’Ines, je dirais la fille de Monica Belluci.
Après, avez-vous autre chose déjà de prévu comme projet, une nouvelle histoire, un spin off de BROKEN RING ?
Chacha KIM : Je suis actuellement en train d’écrire un roman qui est basé sur la mythologie grecque avec là encore un personnage principal blond.
Peut être que je ferais un spin-off sur le personnage du frère d’Ines.
Avez-vous des personnages secondaires auquel vous êtes particulièrement attaché ?
Chacha KIM : Je n’ai pas encore publié cela, mais il va y avoir des histoires sur les personnages des générations précédentes et là il y a des personnages secondaires qui ne le sont finalement pas tant que cela.
Avez-vous toujours voulu écrire de la romantasy ? Ou est ce qu’il y a eu un déclic qui vous a donné envie d’écrire ce style de roman ?
Chacha KIM : En fait, je voulais être sûre de pouvoir me faire connaitre, puis je me suis ensuite intéressé après à d’autres genre que la romantasy.
Qui était votre personnage préféré ? Pas celui auquel vous vous identifiez, mais celui que vous aimez ?
Chacha KIM : Je dirais que c’est Ines.
Quel auteur que cela soit en manhwa ou livre suivez/aimez-vous ?
Chacha KIM : J’aime beaucoup Pierre LEMAITRE en tant qu’écrivain français, le livre « Au revoir là-haut ». Ainsi que « Le Petit Prince ».
Pierre LEMAITRE est un artiste dont ces œuvres me touchent beaucoup.
Est-ce en lisant des œuvres comme Pierre LEMAITRE ou LE PETIT PRINCE qui vous a donné envie d’écrire ou aviez vous envie de faire cela depuis petite ?
Chacha KIM : Je pense que suivre de près des auteurs cela peut être dangereux car pour ne pas « copier » je dois mettre de la distance avec mes lectures, cependant cela m’a beaucoup touché et j’ai donc gardé ces sentiments en tête pour pouvoir ensuite m’en inspirer.
Votre histoire a touché un large public, avez-vous conscience que votre œuvre touche autant de personnes ?
Chacha KIM : Je me suis fière de moi. Je me dis que j’ai réussi. J’étais très stressé à l’idée de cet évènement, mais j’en suis finalement très ravie et je suis très touchée de pouvoir échanger avec vous et répondre à vos questions.
Votre présence me touche énormément et cela me donne de la force pour continuer.
Votre processus d’écriture ?
Chacha KIM : Je suis un peu à trainer donc j’avais parfois un planning, pour ne pas me perdre, parfois j’écrivais beaucoup donc j’étais même en avance sur mes délais et parfois non.
Une dernière question, vous êtes introvertie/casanière, qu’est ce que vous aimez bien faire même en rester chez vous ?
Chacha KIM :Aucune idée (rire) qu’est ce que j’aimais faire de mon temps libre ? Je jouais beaucoup au piano avant puis je me suis lancée dans l’écriture donc j’ai eu moins de temps a jouer. Mais je dirais le piano.
Merci beaucoup à vous pour votre présence et d’avoir répondu à nos questions.

Pour retrouver le roman il est disponible chez OML ICI
Merci aussi à la librairie Le Renard Doré d’avoir réussi l’exploit d’organiser tout cela afin de satisfaire le plus de personne possible et d’avoir tout préparé. D’avoir préparé un vrai teatime avec l’autrice, avec un thé d’ailleurs excellent ♥ ! Mille mercis !
Pour les retrouver c’est ici → SITE INTERNET – INSTAGRAM
AUTOR 🖋️ : Pauline LEGAILLARD
📸 © : Le Renard Doré
📍Propos recueilli pour Korea.net et HorangOut



