Rencontre avec Mélusine et présentation de Tour de Corée

Tour de Corée
octobre 16, 2026

Présentation rapide de Mélusine :

Figure présente dans l’univers kpop depuis au moins 2010, Mélusine a tenu la fanbase SHINee France pendant un certain temps et comme beaucoup de fan, elle a travaillé durement pour visiter le pays.

Le coup de cœur se confirme puisqu’après sa licence finie en France, elle décide de franchir un cap et de partir en PVT en Corée du Sud.

Après plusieurs années à travailler pour une agence de tourisme, elle a décidé de relever un nouveau défi : celui de créer sa propre entreprise.

Bonjour Mélusine, déjà je tiens encore à te remercier pour m’accorder de ton précieux temps.

  • Pourrais-tu te présenter brièvement plus en détail et nous parler de ton parcours ?

Je m’appelle Mélusine, je suis française et je vis à Séoul. Je suis tombée dans l’univers de la K-pop vers 2010 – j’ai même tenu la fanbase SHINee France pendant un moment (avant de virer côté Infinite…) – et c’est ce qui m’a donné envie de découvrir le pays. Après ma licence information-communication à l’université d’Avignon, je suis partie en PVT en Corée en 2012… et je ne suis jamais vraiment repartie.

J’ai pris des cours de coréen sur place, j’ai fait un master en médias à l’université Sookmyung, et j’ai travaillé plusieurs années dans une agence de voyage locale avant de cofonder Tour de Corée en juin 2023, où je suis aujourd’hui directrice des opérations et je m’occupe aussi du marketing et de la production de contenus. Je suis maman de deux garçons et j’ai également cofondé une association FLAM à Séoul.

crédit : Tour de Corée

La création de TOUR DE COREE

  • Comme t’es-tu venue l’idée de te lancer dans ce projet ? Est-ce ton expérience dans une agence de tourisme qui t’a donné l’envie de te lancer ?

Pendant le Covid l’agence pour laquelle je travaillais a été rachetée. J’ai travaillé 2 ans avec les nouveaux gérants mais nos relations étaient compliquées. Un de mes collègues, Aurélien, m’a dit « si tu pars, je pars et on fait un truc ensemble » ça a été le point de départ. Mon mari (coréen) me soutenait, était d’accord pour accompagner la création avec son expertise « coréenne » et s’occuper de l’administratif. Enfin, une ancienne de mes collègues, Léa, a également décidé de nous suivre dans l’aventure, ce qui a définitivement celé notre lancement.

Mes années en agence m’ont montré qu’il y avait une vraie demande francophone pour la Corée, mais peu d’acteurs capables d’y répondre avec un accompagnement entièrement en français et une connaissance fine du terrain. L’idée de Tour de Corée, c’est une agence locale (DMC) basée à Séoul, pensée dès le départ pour les voyageurs francophones, proposant des séjours les plus qualitatifs et authentiques possibles.

  • À quel moment t’es-tu dit que tu voulais passer du statut de salariée à celui d’entrepreneuse ?

À vrai dire, ce sont plutôt les autres qui m’ont poussée à me lancer, et le mal-être que je ressentais au travail à ce moment-là a fini de me décider. Avec Byoungchul, nous avions un enfant en bas âge et nous en voulions un deuxième. D’ailleurs, j’ai appris que j’étais enceinte deux semaines après avoir démissionné… Dans ce contexte, me lancer dans l’entrepreneuriat, avec le risque que ça ne marche pas, n’aurait jamais été possible sans le soutien de mes associés et de mes proches.

En contrepartie, j’y ai gagné en qualité de vie, notamment grâce à une grande flexibilité. Avec des enfants, ça compte énormément !

Finalement, cette liberté me convient bien mieux que le salariat, même si elle reste relative quand on travaille en équipe. J’aime être au cœur des décisions, quitte à en assumer les conséquences. J’aime aussi maîtriser nos prestations et l’expérience client, et construire avec mes associés et notre équipe une entreprise qui nous ressemble et qui porte les valeurs que nous avons choisies.

  • Monter une entreprise en France n’est pas quelque chose de simple, mais comment cela a pu se passer pour toi en tant que Française en Corée du Sud ?

Je ne me suis pas lancée seule, et c’est ce qui a tout changé : nous sommes quatre cofondateurs, dont mon mari Byoungchul, qui est coréen et directeur de l’agence. Il gère notamment les relations fournisseurs, les réservations, la tarification et l’administratif, ce qui est précieux dans un environnement où les démarches se font en coréen.

Globalement les démarches sont plus simples et rapides qu’en France (la société était créée quasiment dans la journée, et nous avions la licence de tourisme en une semaine).

  • As-tu été accompagnée dans la création de ton entreprise, ou as-tu dû apprendre à tout gérer seule ?

J’ai surtout été accompagnée par mes associés, qui ont chacun leur domaine. Byoungchul s’occupe des fournisseurs et de l’administratif, Aurélien des ressources humaines, logistique, des carnets de voyage et des relations avec les guides, et Léa de la partie commerciale et du contact client. Grâce à cette répartition, nous avons pu tout construire sans que personne n’ait à tout porter seul. Pour le reste, comme le site web, le marketing ou les réseaux sociaux, j’ai beaucoup appris sur le tas.

Nous avions envisagé de rejoindre la FKCCI (Chambre de commerce et d’industrie franco-coréenne), mais nous y avons renoncé : leur accompagnement représentait un budget trop important pour nous à ce moment-là. J’ai en revanche adhéré au Cercle des entrepreneurs francophones. Échanger avec des personnes qui vivent des situations similaires est précieux et donne beaucoup d’idées.

Pour le reste, tout s’est construit au fil de l’expérience. Face à chaque problème, nous contactions des experts du secteur et faisions nos propres recherches pour trouver la meilleure solution.

  • Quelles sont les difficultés que tu as pu rencontrer ?

Il y en a eu plusieurs ! D’abord, se faire connaître face à des acteurs déjà bien installés, et construire notre visibilité en ligne : le site, le référencement, les réseaux sociaux. Recruter les bonnes personnes n’est pas toujours évident non plus.

Ensuite, la Corée est le pays de la dernière minute. Beaucoup de décisions s’y prennent tard, et les choses peuvent changer du jour au lendemain. Il nous est par exemple arrivé qu’un hôtel annule au dernier moment la réservation d’un de nos groupes pour accueillir un groupe plus important.

Nous gérons aussi tous les imprévus des voyageurs : un téléphone ou un vêtement oublié dans les transports, un accident… En haute saison, ces situations peuvent complètement chambouler l’organisation de l’équipe et retarder nos autres projets.

Enfin, comme nous sommes une petite équipe, la réactivité est essentielle. Pour répondre à nos clients, cela empiète souvent sur notre vie personnelle.

  •  Quelle a été la plus grosse difficulté que tu as rencontrée lors de la création de ton entreprise ?

Sans hésiter : l’humain. Que ce soit entre nous, les quatre associés, ou avec toutes les personnes avec qui nous travaillons (prestataires, salariés, freelances), il faut sans cesse trouver l’équilibre entre ménager chacun et garder le cap qu’on s’est fixé.

  • Y a-t-il eu un moment où tu as douté de ton projet ? Comment as-tu réussi à rebondir ?

Oui, beaucoup au début ! Subvenir aux besoins de ma famille restait la priorité. Byoungchul a progressivement quitté son emploi précédent, si bien que nous étions tous les deux embarqués à fond dans l’aventure. En cas de problème, il aurait fallu trouver de l’argent ailleurs. Nous avions donc la pression de réussir, et de réussir vite, en moins d’un an. D’autant plus avec un nouveau-né arrivé début 2024, nous avons dû concilier travail et vie de famille avec un bébé. C’était très stressant, mais quitte à se lancer, autant le faire à fond… Et heureusement, ça a très bien marché !

  • Qu’est-ce qui t’a le plus surprise dans le fait de devenir entrepreneuse en Corée ?

Ce qui m’a le plus surprise, ce sont les paradoxes ! La Corée est un pays ultra-connecté : beaucoup de démarches se font en ligne, bien plus vite qu’en France, et une grande partie de notre travail avec les guides ou les prestataires se règle directement sur KakaoTalk. Et pourtant, certains partenaires nous demandent encore… des fax plutôt que des mails !

C’est la même chose pour le rythme. Certains interlocuteurs répondent dans la minute, d’autres mettent des semaines. Et surtout, les hôtels ne communiquent souvent leurs tarifs et n’ouvrent leurs réservations que un à trois mois à l’avance, alors que nos voyageurs français veulent que tout soit bouclé neuf à douze mois avant le départ. Il faut composer entre ces deux cultures en permanence !

J’ai aussi découvert à quel point le relationnel compte ici : le réseau et la confiance ouvrent des portes qu’aucun mail ne pourrait ouvrir. Mais j’ai parfois été confrontée à de la misogynie. Il m’est arrivé d’être tout simplement ignorée lors d’échanges, alors que c’était moi qui avais l’expertise sur le sujet.

Côté gestion, en revanche, ce fut une bonne surprise : les charges et la fiscalité sont nettement plus légères qu’en France pour une petite entreprise.

Crédit : Tour de Corée

L’ENTREPRISE ET SON FONCTIONNEMENT

  • Que proposes tu exactement ?

Tour de Corée est une agence réceptive francophone moyen à haut de gamme basée à Séoul. Nous proposons trois formules : des voyages sur mesure pour individuels, couples ou familles ; des autotours, où l’on part en voiture de location en toute autonomie avec un itinéraire et des hébergements préparés par nos soins ; et des circuits en petits et moyens groupes à dates fixes, accompagnés, sur des thèmes comme les cerisiers en fleurs, la Magie des lanternes autour de l’anniversaire de Bouddha, la culture Hallyu ou les couleurs d’automne. Nous travaillons aussi en B2B pour des agences de voyages et des tour-opérateurs francophones.

  • A qui s’adressent principalement tes services ?

À tous les voyageurs francophones : France, Belgique, Suisse, Québec et DOM-TOM. Nos voyageurs sont assez variés : des femmes qui voyagent seules et des couples, souvent de plus de 50 ans, des familles, et des passionnés de culture coréenne (K-pop, dramas). Et côtés professionnels, les agences et tour-opérateurs qui veulent proposer la Corée à leurs clients.

  • Qu’est ce qui, selon toi, différencie TOUR DE COREE des autres agences ou services proposant des voyages en Corée du Sud ?

D’abord, nous sommes sur place, à Séoul, et tout se passe en français, de la préparation jusqu’au retour. Notre équipe franco-coréenne connaît le terrain de l’intérieur, ce qui nous permet de construire des voyages vraiment personnalisés.

Ensuite, notre façon d’accompagner nos voyageurs. Notre valeur première, c’est la bienveillance : nous voulons que chacun découvre la Corée dans les meilleures conditions et de la façon qui lui ressemble, en se sentant à la fois libre et bien encadré. Pendant le voyage, nous répondons très vite aux messages pour rassurer ou régler le moindre souci. Nous tenons à cette proximité avec nos voyageurs, et je pense que c’est ce qui nous distingue le plus.

Nous soignons aussi les détails. Pour les familles en autotour, par exemple, la voiture est récupérée directement à l’agence avec le GPS déjà programmé, pour prendre la route sans stress. Nos voyageurs ont aussi accès à une carte interactive avec nos lieux de visite, restaurants et cafés préférés, et à nos carnets de visite exclusifs, avec des itinéraires à la journée dans toutes les régions de Corée.

Enfin, nous misons sur l’authenticité, avec des expériences difficiles à vivre ailleurs ou sans agence. Et nous portons une charte de tourisme responsable, qui soutient les communautés locales et des associations comme FLAM Corée et l’Atelier des cahiers.

  • Comment as-tu pu voir le tourisme en Corée du Sud évoluer au fil des années ? Est-ce que tu as pu constater des changements au niveau des attentes ou demandes ?

Oui, énormément ! Au début, nos voyageurs étaient surtout de grands voyageurs qui avaient déjà fait le tour de la planète et venaient « cocher » la Corée sur leur liste, souvent sans en avoir jamais vraiment entendu parler ni en attendre grand-chose.

Puis est arrivée la vague K-pop, vers 2013-2014, qui a d’abord touché les jeunes avant de séduire un public plus large. Ensuite, les dramas coréens sur Netflix et les émissions culinaires ont fait découvrir la Corée à une grande partie de la population. Les demandes ont changé en conséquence : on nous demande désormais de visiter les lieux de tournage ou de vivre les expériences vues à l’écran.

Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, les fans de dramas sont de vrais passionnés de culture coréenne. Ils arrivent en connaissant déjà très bien l’histoire, les coutumes, la gastronomie…

Aujourd’hui, nos voyageurs arrivent mieux préparés et plus exigeants, avec l’envie de vivre la Corée de l’intérieur plutôt que de simplement la visiter.

  • Comment proposes-tu les voyages ? Est-ce du tout planifié ou bien « à la carte » ?

Les deux ! Le sur-mesure est entièrement « à la carte » : on construit l’itinéraire avec le voyageur selon ses envies, le degré d’accompagnement souhaité, son rythme et son budget. L’autotour offre un bon compromis entre liberté et sérénité. Et pour ceux qui préfèrent ne rien organiser, nos circuits en groupe à dates fixes ont un programme déjà pensé, avec accompagnement.

  • Que pourrais-tu dire aux personnes qui auraient peur de se retrouver dans un voyage « groupé » ?

Que nos groupes restent à taille humaine : entre 8 et 25 voyageurs au maximum, et le plus souvent entre 8 et 15. On est loin des grands bus de 50 personnes. La partie Séoul est libre à l’exception de l’arrivée du dîner d’accueil. Les voyageurs visitent soit en liberté avec nos carnets de visites et notre carte interactive, soit ils peuvent souscrire à des activités et journées accompagnées « à la carte ».

Le groupe permet de profiter d’un accompagnement en français, de ne rien avoir à gérer sur la partie hors Séoul, et souvent de partager de beaux moments avec des gens qui ont la même passion pour la Corée.

Certaines visites / activités ne sont aussi faisables qu’en groupe et avec un bus, c’est donc l’opportunité de voir et vivre des expériences qui ne seraient pas possible en individuel.

  • Est-ce que l’image de la Corée véhiculée par la K-pop, les dramas et les réseaux sociaux a changé la manière dont les touristes envisagent leur voyage ?

Oui, clairement. Beaucoup de voyageurs arrivent avec des images de dramas ou de clips en tête et veulent voir « en vrai » ce qu’ils ont vu à l’écran. Libération a d’ailleurs consacré un article à nos voyageuses françaises parties en Corée sur les traces des K-dramas. C’est également pour ça que nous avons créé des circuits dédiés à la culture Hallyu.

L’image véhiculée par les dramas est en grande partie juste : c’est la culture coréenne qui est montrée à l’écran. Mais certaines choses sont aussi exagérées, et des voyageurs peuvent être un peu déçus de ne pas retrouver tout ce qu’ils imaginaient. Notre rôle, c’est justement de les accompagner au-delà de l’écran et de leur faire découvrir toute la richesse du pays : les temples, la nature, la gastronomie, les villages traditionnels…

Crédit : Tour de Corée

TON REGARD SUR LE TOURISME COREEN

  • Depuis le lancement de ton entreprise, comment cette dernière a-t-elle évolué ?

Elle a beaucoup grandi : l’équipe s’est étoffée avec Mathilde au commercial, Elisa et Eunjeong sur la partie production, ainsi que des freelances sur le marketing. Nous prévoyons une à deux personnes supplémentaires en 2027 ce qui montre que la demande des voyages en Corée ne fait que grimper.

Notre programmation de circuits en groupe s’est enrichie chaque année, on développe de plus en plus le B2B avec les agences, et on est allés à la rencontre du public en France, notamment aux salons du voyage à Paris en mars, Korea Expo en juin et IFTM Top Résa à Paris en septembre 2026.

Nous sommes ravis de voir que de plus en plus de voyageurs nous font confiance, et très touchés de voir d’anciens voyageurs revenir encore et encore, certains en sont à leur 5ème voyage avec nous !

  • Y a-t-il eu un moment particulièrement marquant ou une réussite dont tu es particulièrement fière depuis la création de ton entreprise ?

Il y en a plusieurs ! D’abord, avoir réussi notre pari : quand nous nous sommes lancés, nous nous étions donnés moins d’un an pour que ça fonctionne, et nous y sommes arrivés. Je suis aussi très fière de l’équipe que nous avons construite, de pouvoir rémunérer d’autres personnes c’est un symbole fort. Je suis aussi fière de la reconnaissance que nous avons obtenue, avec des médias comme Elle, Figaro Madame, Libération, Marie-Claire… et pouvoir organiser des déplacements tels que notre présence au salon IFTM à Paris, tout cela montre le chemin parcouru vers une entreprise prospère.

Mais ce qui me touche le plus, ce sont les messages de nos voyageurs à leur retour. Certains sont vraiment touchants, et c’est émouvant à chaque fois. Nous savons que certaines personnes économisent pendant des années pour s’offrir ce voyage. Alors notre plus belle réussite, c’est quand elles nous disent que ça en valait la peine.

  • Après déjà 3 années de TOUR DE COREE, est ce que ton projet ressemble aujourd’hui à ce que tu avais pu imaginer ente lançant dans ce projet ?

Oui, et même mieux ! Au départ, notre premier objectif était de pouvoir verser quatre salaires, un pour chaque associé. Il a été largement dépassé, puisque nous avons aujourd’hui des employés. La pression est aussi un peu retombée par rapport au début, et nous pouvons désormais nous concentrer sur le développement de Tour de Corée.

CONSEILS ET DECOUVERTES DE LA COREE

  • Une idée d’endroit que tu recommandes et qui serait à voir selon toi mais qui est peu connu des touristes ? Un conseil pour ces derniers ?

Je recommande Danyang et Jecheon, deux villes voisines au cœur du pays, dans la province du Chungcheong du Nord. Peu de touristes étrangers s’y rendent, alors que les paysages y sont magnifiques, entre montagnes, lacs et rivière, et qu’on peut y faire des activités très variées :

  • Dodamsambong : trois pics rocheux qui émergent de la rivière Namhan, emblème de Danyang.
  • Le parapente au-dessus de la vallée de Danyang, l’un des spots les plus réputés de Corée.
  • Le Mancheonha Skywalk : une passerelle panoramique en verre au-dessus de la rivière, avec tyrolienne et luge sur rail.
  • Le parc touristique d’Ondal : un décor de tournage où ont été filmés plusieurs dramas historiques, à côté de la grotte d’Ondal.
  • La grotte de Gosu : une grotte calcaire spectaculaire.
  • Le temple Guinsa : un impressionnant temple bouddhiste niché dans la montagne du Sobaeksan.
  • Le lac Cheongpung à Jecheon : croisière, téléphérique jusqu’au sommet Bibongsan et vue imprenable sur le lac.
  • L’Uirimji : l’un des plus anciens réservoirs de Corée, très beau en toutes saisons.
  • Le marché aux plantes médicinales de Jecheon, capitale coréenne de la médecine traditionnelle, et l’ail de Danyang, la spécialité locale.

Mon conseil : prévoyez au moins deux jours sur place. L’idéal est de louer une voiture pour être libre de vos mouvements, mais Jecheon et Danyang sont aussi accessibles en train depuis Séoul. Le printemps et l’automne sont les plus belles saisons.

  • Quels conseils pourrais-tu donner à une personne souhaitant faire son premier voyage en Corée du Sud ?

Faire appel à nous, bien sûr ! (rires) Plus sérieusement, pour un premier voyage, être accompagné fait vraiment la différence. La barrière de la langue est encore bien réelle en dehors des grandes villes, et les outils qu’on utilise habituellement en voyage ne fonctionnent pas toujours aussi bien en Corée : par exemple, Google Maps y est très limité, et il faut plutôt utiliser des applications locales.

Certaines visites sont aussi très difficiles à réserver, comme le jardin secret du palais Changdeokgung à Séoul ou les Sky Capsules de Busan, dont les places partent très vite. Nous nous en chargeons en amont pour que nos voyageurs n’aient pas à s’en soucier.

Nous vérifions nous-mêmes l’emplacement et la qualité de chaque hébergement, dont plusieurs ne figurent même pas sur les sites de réservation occidentaux. À leur arrivée, nos voyageurs reçoivent tout ce qu’il faut pour partir sereins : leurs carnets de voyage, une carte SIM avec internet illimité, le pass pour les palais, ainsi que l’accès à notre carte interactive avec nos meilleures adresses. Et une fois sur place, nous restons joignables et réactifs en français en cas d’imprévu.

Pour les voyageurs qui partent seuls, mon conseil serait de ne pas surcharger leur itinéraire : la Corée ne se résume pas à Séoul, et ça vaut la peine de prendre le temps d’aller voir ailleurs !

  • Et pour quelqu’un qui souhaiterait, comme toi, partir vivre en Corée et éventuellement y créer son entreprise, quel conseil lui donnerais-tu ?

De ne pas commencer par « comment est-ce que je peux apporter mes compétences » mais par « de quoi les coréens ont besoin / qu’est-ce qu’ils attendent de moi » et démarrer un projet étude / entreprise en fonction.

Crédit : Tour de Corée

UNE AUTRE FACETTE DE MELUSINE

En plus de ton entreprise et de ta vie de famille, tu es également impliquée dans une association qui aide à développer la langue française au sein des familles mixtes vivant à l’étranger.

  • Pourrais-tu nous parler de cette association et nous expliquer ce qui t’a poussée à t’y investir ?

J’ai cofondé l’Atelier FLAM Corée (아뜰리에 FLAM Coree) en février 2025. FLAM signifie « Français LAngue Maternelle », c’est un label du gouvernement français au même titre que les Alliances françaises. C’est une association à but non lucratif, basée à Séoul, qui aide les enfants de familles francophones ou mixtes à garder un lien vivant avec le français et à développer la langue par l’écrit et l’oral. On organise des cours de français le samedi et 2 ateliers par mois le dimanche (sorties culturelles, activités manuelles, ateliers pédagogiques, jeux en français…).

Encore une fois ce n’était pas mon idée mais on est venu me chercher pour ce projet. J’avais créé un groupe Kakaotalk de parents en Corée pour s’entre-aider et c’est comme ça que l’idée a germée avec les deux autres cofondatrices (qui ont depuis quitté l’association). 

Gérer une association ce n’est pas chose facile, c’est un peu une mini-entreprise à son niveau, heureusement là encore j’ai une équipe de choc : Pierre, Pauline et Claire permettent que FLAM Corée existe aujourd’hui avec autant d’activités et de professionnalisme que possible.

LE MOT DE LA FIN

  • Pour finir, quels sont tes projets ou tes envies pour la suite de l’aventure TOUR DE COREE ?

Pour 2027, nous avons une programmation de circuits renouvelée : les cerisiers en fleurs, un circuit printemps spécial familles, la Magie des lanternes autour de l’anniversaire de Bouddha, un circuit Hallyu, un circuit sportif, et deux circuits d’automne autour des vacances de la Toussaint. On veut aussi continuer à développer nos partenariats avec les agences francophones et être de plus en plus présents auprès du public, notamment via nos réseaux sociaux.

Merci encore à toi pour cet échange !

Pour retrouver Mélusine et TOUR DE COREE ainsi que FLAM :

Pour information, Tour de Corée fut à la Korea Expo. Vous pouvez retrouver notre article sur les entreprises licornes coréenne venues en 2024 ICI.

AUTEUR 🖋️ : Pauline LEGAILLARD
📸 © : Tour de Corée
📍Propos recueilli pour Korea.net et HorangOut

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